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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 09:04

Le 17 mars dernier, nous avons procédé au contrôle des charges locatives 2007 dans les locaux parisiens de la SEMIDEP.

Une bonne nouvelle, le montant total des charges a baissé de 2,5% entre 2006 et 2007.

Par contre, en épluchant ces charges, nous avons été étonnés.

 

Le poste EDF (prestations communes) a augmenté de plus de 22% (de 42.259,21 à 51.635,26 €).

Il reprend l'ensemble de l'électricité consommée sur les parties communes.

 

Le poste "consommables" (prestations communes) augmente de plus de 179% (de 1.394,92 à 3.894,45 €) !

Il s'agit, principalement d'ampoules de type basse tension utilisée dans les entrées de nos immeubles.

 

Le poste "eau à régulariser" (prestations communes) remporte la médaille d'or.

Il passe de 26.466,12 € (2006) à 41.621,28 € (2007) soit une hausse de plus de 57%.

Cette augmentation représente une consommation d'eau d'un peu moins de 4.000 m3 sur 2007, soit environ 8m3 par logement sur cette même année.

Pour mémoire cette eau est en grande partie utilisée pour le nettoyage des parties communes, des locaux poubelles et conteneurs à ordures ménagères et tri sélectif.

 

Nous avons demandé par courrier à la SEMIDEP (remis en main propre le 26 mars dernier à notre Responsable d'Agence de Gestion Locative) de :

-    contrôler les consommations électriques sur les parties communes,

-    de mieux faire jouer la concurrence pour l'achat des ampoules électriques,

-    de procéder à la pose de compteur d'eau, inviolables et "involables" sur les robinets affectés aux parties communes.

 

L'augmentation de ces 3 postes représente un montant annuel de charges de 54,83 € par logement.

 

Nous attendons les explications de la SEMIDEP.

 

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Published by Amicale des 17 Henriettes - dans SEMIDEP
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patrice colas 06/04/2009 15:29

Je vous adresse copie d'un document issu du "JDLE" Journal de l'environnement paru ce jour,
il semble que les "sur charges" ne soient pas terminées.

Le résidentiel locatif privé est-il le parent pauvre de la rénovation thermique? L’éco-PTZ et le crédit d’impôt «développement durable» font la part belle aux propriétaires. Et la question du partage des coûts des travaux entre propriétaire et locataire n’est pas réglée. Même si le projet de loi «Grenelle I» et la récente loi Boutin sur le logement s’intéressent à la question.
Analyser
par Victor Roux-Goeken
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dans le JDLE L’Etat mise sur les partenariats public-privé pour rénover ses bâtiments
Le plan de rénovation thermique des bâtiments officiellement lancé
Les textes relatifs à l’éco-prêt à taux zéro sont publiés


pour aller plus loinStratégies & études n°118Dossier législatif du projet de loi Grenelle ILoi Boutin sur le logement



Comment améliorer la performance énergétique du parc locatif privé? La question est d’importance, le secteur cumulant les obstacles et le sujet ayant été peu médiatisé, sinon abordé, lors du Grenelle.

Selon une étude de l’Ademe parue début février (1), ce parc immobilier représente 21% des résidences principales en France. 74% de ces bâtiments ayant été construits avant 1974, année de la première réglementation thermique, ils ont une consommation d’énergie supérieure à la moyenne. Un propriétaire-bailleur possède en moyenne trois logements loués, ce qui ne facilite pas la décision.

«La problématique est particulière en raison de la nature majoritairement collective des immeubles locatifs. Dans un secteur privé, la décision de réaliser des travaux de rénovation doit être approuvée par la copropriété», indique Philippe Pelletier, président du Comité stratégique du plan Bâtiment du Grenelle de l’environnement, ancien président de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et qui pilotait le comité opérationnel du Grenelle sur la rénovation énergétique des bâtiments existants. La question de la majorité nécessaire pour décider des travaux, au sein d’une copropriété, devra donc être examinée.

Ensuite qui, du locataire ou du propriétaire, bénéficiera des économies d’énergie générées par les travaux de rénovation thermique? Une manière politiquement correcte de demander qui paiera les travaux: le propriétaire, dont l’intérêt de voir la facture énergétique de son locataire réduite est quasi nul? ou le locataire, qui voit mal pourquoi il paierait pour améliorer un logement qui ne lui appartient pas, par définition.

Le sujet est mentionné dans le projet de loi Grenelle I (2). «L’Etat incitera les bailleurs et les associations de locataires à engager une concertation pour déterminer les modalités de partage des économies d’énergie réalisées par ces [travaux]». Le gouvernement devra rendre compte de l’état de la concertation au Parlement dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la loi. Ce qui pourra prendre un certain temps, la seconde lecture du Grenelle I n’étant toujours pas prévue au calendrier parlementaire.

Dans son étude, l’Ademe propose que 75% des gains soit alloués au propriétaire. Toutefois, la loi Boutin sur le logement, adoptée le 19 février par le Parlement (3), prévoit une «participation [du locataire], limitée au maximum à 15 ans (…) dont le montant, fixe et non révisable, ne peut être supérieur à la moitié du montant de l’économie d’énergie estimée.» Sur 100 euros d’économie de charges annuelles, le locataire n’en conserverait donc au mieux que 50. Une disposition qui reste à mettre en œuvre.

Elle ne le sera «qu’à condition que les travaux aient bien été réalisés, et seulement si une diminution des charges est constatée, explique Paul Philippot, conseiller juridique à l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI). Mais la question de la prise en compte de la hausse du coût de l’énergie, qui influera sur le partage des gains, n’est pas réglée». En décembre dernier, la ministre du logement Christine Boutin a confié au président de l’UNPI Jean Perrin une mission d’analyse sur le sujet. Un rapport d’étape a déjà été rendu courant mars, avant le rapport final prévu cet été. L’UNPI propose notamment que l’Ademe établisse un taux forfaitaire, fixé par arrêté, de réduction de la dépense énergétique en fonction des travaux réalisés.

Pour Michel Fréchet, président de la Confédération générale du logement (CGL), le locataire ne devrait pas avoir à payer les coûts des travaux. «Une fois que des travaux auront été réalisés sur un immeuble, sa valeur locative augmentera, et donc son loyer, au bénéfice du propriétaire». Michel Fréchet rappelle qu’en 8 ans, les loyers ont augmenté en moyenne d’au moins un tiers. «Certains ont eu l’occasion de se constituer un matelas intéressant. Il y aurait eu largement de quoi investir. Maintenant que nous sommes en crise économique et écologique, on s’y met à marche forcée, en demandant à tout le monde, et aux locataires, de mettre la main au porte-monnaie».

(1) «Réhabilitation du parc locatif privé: avec les nouveaux mécanismes de financements issus du Grenelle, un système gagnant-gagnant propriétaire-locataire», Stratégie & études n° 18, 2 février 2009
(2) Article 5 du projet de loi de programmation relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement
(3) Article 119 de la loi n° 2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion

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